Ecole Catholique en Nouvelle-Calédonie

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Les sœurs missionnaires de la société de Marie

Les Sœurs Missionnaires de la Société de Marie, appelées jusqu’en 1931 le Tiers Ordre de Marie, sont présentes en Nouvelle-Calédonie depuis 1858. Cent cinquante années pendant lesquelles ces pionnières se sont consacrées au service de la mission et de l’enseignement.

Les premières sœurs arrivent dans le Pacifique en 1858, à Futuna et en Nouvelle-Calédonie, au service de la mission mariste, comme auxiliaires des pères, sous l’autorité de l’évêque du diocèse. Marie Françoise Perroton, une laïque lyonnaise qui se consacrera à Dieu à l’arrivée de ses trois compagnes, les a précédées depuis 1945. Lorsque Sœur Marie de la Croix, Sœur Marie de Bon Secours et Sœur Marie de la Paix débarquent en Nouvelle-Calédonie le 2 décembre 1858, elles sont accueillies par le père Rougeyron, provicaire, qui les installe à la Conception. Dès leur arrivée, les trois sœurs donnent des leçons de lecture, de couture et de chant aux femmes et aux enfants. En plus de leur travail d’enseignement, elles se mettent à la disposition de la mission et y apportent un service polyvalent, prodiguant, entre autres, des soins aux malades. Elles s’attachent aussi à découvrir la langue locale.

Un zèle exemplaire

Très vite, elles savent reconnaître les aptitudes de leurs élèves, leur confient des responsabilités à leur mesure et les rendent capables de devenir des auxiliaires efficaces. Surtout, le témoignage de leur vie est un appel. L’exemple de ces trois femmes, rejointes par d’autres missionnaires, suscite des vocations. Trois jeunes Mélanésiennes font ainsi profession en 1875 dans la congrégation des Petites Filles de Marie [lien avec la page qui leur est consacrée], dont Sœur Marie de la Croix est la fondatrice. Ces jeunes femmes effectueront par la suite un travail considérable au service de l’éducation et de la mission.

Pendant près d’un siècle, de 1858 à 1944, ces sœurs et celles qui sont appelées à leur succéder vont parfaire leur mission d’évangélisation et leur action éducative en ouvrant dix-neuf écoles, de la Conception à Belep, mais aussi à l’Ile des Pins, Saint-Louis, Pouébo, Bondé, Lifou, Ouvéa, Maré, Tyé, Thio, Nakéty, Touho, Touaourou, Bourail, Houaïlou et La Foa.

En 1931, les différents groupes diocésains de ces sœurs du Tiers Ordre régulier de Marie, présents dans le Pacifique, fusionnent et reçoivent l’approbation de Rome pour devenir la congrégation des Sœurs Missionnaires de la Société de Marie.

Les sœurs sont désormais près de 400, dans 27 pays ; 44 d’entre elles œuvrent en Nouvelle-Calédonie. Enseignantes, catéchistes, infirmières, elles se mettent au service du diocèse et des paroisses. Elles visitent les malades, les personnes âgées ou seules, et soutiennent les prisonniers.

Photo : St Louis 1902

Légende : Les sœurs à la mission de Saint-Louis, au début du siècle dernier…

© Archives des Sœurs Missionnaires de la Société de Marie

Photo : côté de l’Eglise de St Louis vers 1947

Légende : À Saint-Louis, en 1947.

© Archives des Sœurs Missionnaires de la Société de Marie

Légende des deux photos (importante) : Sur ces photos de groupe, on peut distinguer les Sœurs Missionnaires de la Société de Marie et les Petites Filles de Marie (sans voile).

Eléments de spiritualité des Sœurs Missionnaires de la Société de Marie

Que ce soit à l’époque des pionnières ou de nos jours, les sœurs ont pleinement conscience de faire partie de la « famille de Marie », dont elles sont les « Filles privilégiées » ; leur spiritualité est la spiritualité mariste. C’est pourquoi elles doivent imiter ses vertus : « Mais imiter Marie, c’est imiter Jésus dont elle est la plus parfaite image »[i], d’où la devise des pionnières : « Tout à Jésus, par Marie ! ».

L’Eucharistie a une place centrale. Elle est au centre de leur vie personnelle et communautaire, en les unissant au Christ dans son offrande d’amour pour le salut du monde (extrait des constitutions des Sœurs Missionnaires de la Société de Marie).

Deuxième élément de leur spiritualité, les Sœurs Missionnaires de la Société de Marie sont missionnaires, c’est-à-dire qu’elles doivent annoncer la Bonne Nouvelle, gagner les cœurs à l’amour de Dieu et des vertus chrétiennes, prier pour le monde entier. Troisième point, elles sont religieuses, consacrées à Dieu. Elles souhaitent une forme de consécration qui permette la vie apostolique, dans une grande proximité avec les personnes.

Pour en apprendre davantage :

L’Espérance n°8, p21

Site du Diocèse : www.ddec.nc/diocese/smsm/SMSM.htm

[i] Manuel du Tiers Ordre de Marie, p. 24