Enseignement Catholique en Nouvelle-Calédonie

Journée institutionnelle de partage

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Dans le cadre de la nouvelle politique institutionnelle, le 11 octobre dernier, tout le personnel de la direction centrale s’est retrouvé pour une journée de partage sur le thème de l’accueil.

 Lors de sa prise de fonction, il avait paru essentiel à Karen CAZEAU, nouvelle directrice diocésaine de l’enseignement catholique, d’organiser, pour les personnels d’administration et de service de la direction centrale, une journée de rencontre et de partage. Mi octobre, le personnel de la direction centrale s’est donc retrouvé chez les Sœurs Missionnaires de la Société de Marie, au Mont-Mou, pour une journée de réflexion sur le thème : « Quel accueil de l’autre dans cette maison commune qu’est la direction centrale ? ».

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Journée institutionnelle de partage

« En tant que catholiques, nous ne pouvons pas ne pas être ouverts à ce monde tel qu’il est.  »

La journée a débuté par une célébration en présence du Père Rock Apikaoua, qui a développé la thématique de la « Pastorale du seuil » : « Quelqu’un de la Maison est là, présent, qui accueille. Dans la pastorale du seuil, il y a nécessité d’habiter la maison de nos écoles… Habiter l’institution, ce n’est pas la voir uniquement comme le lieu de mon gagne pain, mais comme le moyen par lequel je vais rejoindre l’autre et lui permettre d’exister. »[1]

Néanmoins, parce que le regard que nous posons sur les autres dépend du regard que nous posons sur nous-mêmes, un travail personnel est nécessaire avant de pouvoir accepter l’autre. Le Père Rock a rappelé, à cette occasion, quel était le regard de Dieu sur les hommes : « Le bon et le mauvais ne fait pas partie du langage de Dieu. Le pur et l’impur non plus. Voilà ce que Dieu dit : tu comptes pour moi, car je t’ai fait à mon image. C’est pourquoi il est important de porter un regard de bienveillance sur nous-mêmes, un regard de vérité, c’est-à-dire mesurer ce qui fait nos forces et mesurer ce qui fait nos limites. Cette pastorale du seuil dépend aussi de nos gestes, de notre attitude d’ouverture. Catholique veut dire universel. En tant que catholiques, nous ne pouvons pas ne pas être ouverts à ce monde tel qu’il est. »

« Risquer la rencontre ».

Après la célébration s’est déroulée une séance de travail au cours de laquelle chaque participant s’est présenté à l’aide d’un objet qui le caractérisait. En effet, « Il parait important qu’avant de demander à l’ensemble de nos personnels dans nos établissements de veiller à l’attention à la personne, de promouvoir la personne humaine car l’Enseignement catholique est une institution d’Eglise, de nous regarder chacun et chacune aujourd’hui et de se dire, de se lire, de se livrer, d’être authentique et risquer la rencontrer à notre niveau, c’est-à-dire au sein de la direction centrale. »[2]

Les participants ont ensuite travaillé sur l’image qu’ils avaient de l’institution aujourd’hui, et de celle qu’ils souhaitent pour demain. Après la pause déjeuner, une nouvelle séance a permis d’affiner le travail engagé le matin.

Une prochaine journée de partage aura lieu l’année prochaine, qui permettra de traduire de façon concrète les réflexions menées sur ce thème de l’accueil.

Paroles de personnels :

Rose, employée de service à la direction centrale et cantinière au LP de Cluny

« C’est bien que tout le monde se retrouve ainsi. En ce qui concerne mon image pour exprimer ce que je pense de l’institution aujourd’hui, j’ai choisi un panneau «travaux », car depuis que Karen a pris sa fonction de direction, des choses ont changé mais ce n’est pas fini ; il faut que tout le monde s’implique. L’image que j’ai choisie pour exprimer mon idée de l’institution demain représente des billes en équilibre : si une des billes tombe, cela déséquilibre l’ensemble. »

Mado, employée au service du personnel

« La rencontre d’aujourd’hui m’a beaucoup apporté. C’est la première fois qu’une rencontre comme celle-ci est organisée, où il faut s’exprimer devant tout le monde. La journée d’aujourd’hui m’a ouverte car je suis une personne réservée, timide, je ne m’expose jamais devant tout le monde.

Yvonne, employée au service du personnel

« Pour une première au niveau institutionnel, c’est une agréable surprise. Les échanges ont été enrichissants à tous les niveaux, humains comme professionnels et cela a permis aux plus réservés de s’exprimer. En général, ce travail replace les personnes dans le contexte institutionnel : quelque soit notre position au sein de l’institution, on est tous un maillon important. Notre spécificité catholique a été bien démontrée ce matin et il y a eu beaucoup de respect dans le travail. L’optique institutionnelle est de préserver notre appartenance catholique et de mettre en avant l’enfant, notre raison d’être. L’audace que j’ai aujourd’hui de pouvoir parler, je l’ai acquise au fil des ans. J’ai fait toute ma scolarité à l’école catholique. Les religieux et mes parents ont fait de moi la femme que je suis et je souhaite le répercuter à ma famille. La DDEC est ma deuxième famille. Aujourd’hui, pour me définir, j’ai choisi le parfum, car je souhaite laisser une belle empreinte, agréable, de ma personne. »


[1] Père Rock Apikaoua, rubrique En Actes, L’Espérance n°12, octobre 2013.

[2] Courrier de Karen Cazeau aux personnels d’administration et de service, le 4 octobre 2013.

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